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Le diabète : un fléau mondial de santé publique !


Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de 356 millions de personnes sont touchées par le diabète dans le monde. Ce chiffre augmente chaque année, et la Suisse n’est pas épargnée avec une personne affectée sur vingt. Ce problème de santé publique s’étend pour devenir une véritable épidémie !

 

Mais qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est une affection de nature chronique résultant d’un manque partiel ou total en insuline ainsi que d’une incapacité de l’organisme à utiliser correctement l’insuline. Cette maladie se caractérise par un taux de sucre élevé dans le sang (hyperglycémie). L’insuline est une hormone sécrétée par les cellules du pancréas lors de l’ingestion d’aliments. Son rôle est de contrôler la concentration du sucre dans le sang en permettant à celui-ci de pénétrer dans les cellules des différents organes, un peu à la manière d’une clef permettant d’ouvrir la porte des cellules de l’organisme afin que le sucre puisse y pénétrer pour y être utilisé.

 

Le diabète : 3 types principaux !

Le diabète de type 1, ou insulino-dépendant, se caractérise par une carence partielle ou totale en insuline, ce qui oblige la personne diabétique à s’injecter quotidiennement de l’insuline. Il touche environ 10% des cas de diabète. La cause de ce type de diabète n’est pas encore connue à l’heure actuelle. Les symptômes sont entre autre une sensation de soif importante, un besoin excessif d’uriner et une perte de poids.

 

Le diabète de type 2, ou diabète non-insulinodépendant, se caractérise par une mauvaise utilisation de l’insuline au niveau des cellules de l’organisme. Ce diabète est  fortement lié à des facteurs environnementaux tels que le surpoids et la sédentarité. Il concerne environ 90% des cas. Les symptômes sont identiques au diabète de type 1 mais sont souvent moins décelables ce qui retarde son dépistage et donc le traitement.

 

Le diabète gestationnel, ou diabète de grossesse, se caractérise par un taux élevé de sucre dans le sang au cours de la grossesse. Cette hyperglycémie est généralement dépistée lors d’un examen pré-natal effectué entre la 24 et la 28ème semaine de grossesse. Le diabète gestationnel disparaît habituellement après l’accouchement.

 

Comment est-ce que cela fonctionne dans l’organisme ?

Lorsqu’une personne souffrant de diabète se nourrit avec du sucre (glucides ou hydrates de carbone) contenu par exemple dans les fruits, les féculents ou les produits laitiers(= les principales sources de sucre de notre alimentation), il est d’abord digéré sous sa forme la plus simple (glucose) dans l’intestin avant d’être absorbé dans le sang.

Comme le sucre est la principale source d’énergie de notre organisme il va être utilisé par les organes qui en ont le plus besoin (muscles, foie, cerveau, coeur…). Lorsque le sucre a atteint sa destination, il a besoin d’insuline pour pouvoir pénétrer dans les cellules de l’organe et ainsi libérer son énergie.

Dans le cas du diabète, soit il n’y a pas suffisamment d’insuline sécrétée pour permettre aux sucres d’être utilisés dans leur totalité, soit les cellules ont développé une certaine résistance face à l’action de l’insuline. Dans les deux cas, une partie du sucre va rester dans le sang et accroître la glycémie (=hyperglycémie).

 

Trop de sucre dans le sang : conséquences ?

Le diabète non traité entraîne à long terme des complications graves dues à une hyperglycémie constante qui touchent particulièrement les nerfs et les vaisseaux sanguins. Les atteintes sont caractérisées par des lésions oculaires, des dommages aux extrémités des membres supérieurs et inférieurs avec une perte de sensibilité, des troubles du fonctionnement des reins ainsi qu’un risque accru de maladies cardio-vasculaires.

 

A quoi faire  attention?

Le diabète est un problème de santé publique affectant un grand nombre d’individus, sans d’ailleurs épargner les plus jeunes.

 

La prévention dans ce domaine est donc d’un intérêt capital et ceci dès l’enfance, en favorisant une alimentation saine associée à une activité physique régulière afin de maintenir un poids corporel sain. Le surpoids représente, en effet, un facteur de risque majeur favorisant la survenue du diabète de type 2.

 

Qu’il s’agisse de prévention ou du traitement du diabète, l’alimentation est dès lors un élément central : le/la diététicien/ne en collaboration avec le médecin et les autres partenaires santé, accompagne les personnes souffrant de diabète pour aménager un mode de vie sain, en promouvant une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.Elle a également un rôle de soutien et d’écoute dans le suivi et l’évolution du diabète.

Une existence avec le diabète implique des soins mais aussi une éducation de qualité car, connaître son diabète permet de mieux y faire face et de composer avec les diverses implications de cette pathologie dans son quotidien et au long cours. Bien vivre avec son diabète est un défi !

 

Enfin à une échelle plus large, le 14 novembre de chaque année, la Fédération mondiale du Diabète et l’OMS organisent la Journée Mondiale du Diabète. Cette date commémore l’anniversaire de Frederick Banting, qui avec Charles Best, a découvert l’insuline.

La thématique qui sera traitée cette année encore, est l’éducation et prévention du diabète.

Alors, tous à vos agenda : 14 novembre 2012 !

 

Pour le groupe DIV, Cécile Morzier, Diététicienne diplômée HES, juin 2012

 

Références:

Revue Médicale Suisse, Diabète, 3 juin 2009, N° 206

Site et L’OMS : http://www.who.int/mediacentre/events/annual/world_diabetes_day/fr/index.html

 

 






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