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Les DIV expriment ici leur avis de professionnelles de la nutrition.

 

 


Les acides gras trans (abrégés TFA pour Trans Fatty Acids)

Les acides gras trans sont des acides gras provenant :
•soit de la famille des monoinsaturés que l’on retrouve de manière naturelle dans le lait de vache et dérivés ou que l’on obtient de manière industrielle par hydrogénation des huiles végétales (ajout d’hydrogène pour solidifier les matières grasses liquides). Les sources sont les produits du commerce comme les biscuits, les viennoiseries, les pâtisseries, la croissanterie, les plats pré cuisinés, les shortenings (graisses utilisées par l’industrie alimentaire), certaines margarines et minarines. Depuis quelques années, les fabricants de margarines et minarines sont attentifs de diminuer la quantité de TFA dans leurs produits, si possible moins de 1% g pour 100g de produit.
•soit de la famille des polyinsaturés obtenus par élévation excessive de la température (fritures à trop hautes températures et/ou de longue durée) ou lors de désodorisation des huiles.

Les huiles usuelles contiennent à titre indicatif 1 à 2 % de TFA. Avec un apport de 30 ml par jour (2 cuillères à soupe), nous obtenons un taux de 0,3 à 0,6g de TFA journalier, ce qui est très faible. 2 à 8% des graisses du beurre sont des TFA ; une portion de 20g apporte donc 0,4 à 1,6g. Par contre, une portion de frites mal faite apporte 3,2 g de TFA ! Les croissants peuvent aller jusqu’à 8%, soit 4g pour un seul croissant.
Les TFA ne présentent pas de problème particulier s’ils sont consommés avec mesure (en France, l’apport quotidien est de 2,8g par jour dont 60% apportés par les graisses des ruminants). Mais, ce type de graisses, pris en grande quantité, augmente le risque cardiovasculaire en augmentant le mauvais cholestérol et en baissant le bon cholestérol (augmentation de 25% pour un apport de 4-5g de TFA journalier). C’est pour cela qu’il est important de limiter ce type d’apport.

Actuellement, COOP et Migros sont engagés dans la lutte, afin de baisser l’apport des TFA dans leurs produits. En Suisse, il n’existe pas de législation à ce sujet, le Danemark est le seul pays à fixer une limite légale (au maximum 2% de TFA dans le produit). La Société américaine de cardiologie propose même 1%.
Durant l’année 2006, une étude menée par l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP) a permis d’examiner 120 denrées, 30% d’entre elles contenaient des TFA et pour certaines avec des proportions allant jusqu’à 29% !
En conclusion, avec une alimentation utilisant des graisses d’adjonction de bonne qualité et non modifiées par l’industrie alimentaire et en évitant un maximum des préparations déjà pré cuisinées, l’apport journalier de TFA reste dans des mesures correctes pour notre santé.

Autre information importante concernant les matières grasses : l’huile de soja connue pour son apport en oméga 3 (acide alpha linolénique) est un faux ami, car de part la structure des acides gras de cette huile, mauvaise position de l’acide gras oméga 3 sur le triglycéride, ce dernier est mal utilisé par l’organisme, ce qui n’est pas le cas de l’huile de colza.

Pour le groupe DIV, Christine Sandoz, février 2007

Diététicien-ne-s diplômé-e-s ES/HES Vaud - Site Internet créé par Ways